Pinterest propose désormais un réglage dont la plupart des plateformes n'avaient pas besoin il y a un an : un « tuner » qui te permet d'augmenter ou de réduire la quantité de contenu IA dans ton fil, déployé d'abord sur Android et desktop avant de s'étendre à des catégories comme l'art, la mode et la déco. TikTok teste quelque chose de similaire pour son fil Pour toi. Deezer se contente d'étiqueter le problème plutôt que de le filtrer : la plateforme affirme que 60 000 morceaux entièrement générés par IA, soit plus de 39 % de tout ce qui est mis en ligne chaque jour, arrivent quotidiennement sur son service, et il en a détecté plus de 13,4 millions rien que l'an dernier. Henry Ajder, qui étudie les médias synthétiques depuis 2018, a comparé la situation au smog de l'ère industrielle : « Ça va être très, très difficile pour les gens d'éviter d'en respirer, dans cette analogie. »
The volume behind that comparison is real and it's not really about any individual creator's work. TikTok alone has labeled 1.3 billion clips on its platform as AI-generated. That's a scale problem, not a taste problem, the same kind of overwhelm that made spam filters and comment moderation necessary tools rather than optional ones. Platforms building dials and tuners are responding to that volume the way any system responds to noise crossing a threshold: not by asking whether any single piece of content is good, but by giving people a blunt instrument to turn the whole category down.
Une réponse plus récente et plus tranchée apparaît aux côtés des curseurs : des plateformes conçues pour exclure totalement le contenu IA plutôt que de simplement en baisser le volume. Cara, un site de portfolios pour artistes, interdit purement et simplement les œuvres générées par IA. Pixelfed, une alternative sans publicité à Instagram, permet aux communautés de gérer des serveurs d'art qui l'interdisent. Une nouvelle plateforme baptisée Spread se positionne autour de la promesse de laisser les gens « échapper au déluge de bouillie IA ». diVine, la renaissance de l'ancienne appli Vine de Jack Dorsey, construit tout son argumentaire autour du « No AI Slop » et plusieurs couches de détection pour l'appliquer. Ce ne sont pas de simples réglages. Ce sont des murs, et le fait que les murs soient désormais le produit montre à quel point l'approche par curseurs paraît déjà insuffisante à certains publics.
C'est ce qui devrait préoccuper un créateur professionnel qui utilise l'IA dans un processus réfléchi plutôt que comme une machine à spam, car aucun de ces outils, curseurs ou barrières, n'est conçu pour faire la différence. Un système de classement de flux et un bannissement de plateforme partent du même signal technique : est-ce généré. Ils n'ont pas de colonne pour « généré en quinze passes soignées avec de vraies décisions créatives derrière » face à « généré une fois et publié mille fois sous un faux nom d'artiste ». Le vrai risque pour un créateur IA sérieux aujourd'hui, c'est d'être rangé dans le même panier que tout ce que décrit la métaphore du smog : invisible par association plutôt que par qualité, sans que le travail soit rejeté pour ses propres mérites.
None of this points toward AI creators needing a literal separate internet, walled off the way Cara or diVine wall off AI entirely. What it points toward is something narrower and more useful: spaces and workflows that sort by intent and craft rather than by medium, the same instinct driving Cara's ban just aimed the other direction, toward making deliberate work legible as deliberate instead of leaving it to get lost in the same undifferentiated pile as the slop everyone's trying to filter out. The internet doesn't need to split into an AI half and a human half. It needs better ways of showing which side of that fifteen-pass line a piece of work actually came from, and right now, that's still mostly on the creator to prove.